
Cette obstruction est liée à une inflammation chronique des bronches, souvent associée à une destruction progressive des alvéoles pulmonaires, appelée emphysème.
La maladie évolue généralement lentement pendant plusieurs années avant d’être diagnostiquée. Les premiers symptômes sont souvent banalisés ou attribués au vieillissement, au manque d’activité physique ou aux conséquences du tabagisme.
La BPCO n’est pas contagieuse. Une prise en charge précoce permet de ralentir son évolution, de limiter les complications et d’améliorer la qualité de vie des patients.
Le principal facteur de risque est le tabagisme, responsable de plus de 80 % des cas. D’autres facteurs peuvent contribuer au développement de la maladie : expositions professionnelles aux poussières, fumées ou produits chimiques, pollution atmosphérique, combustion de biomasse dans certains pays ou prédispositions génétiques rares.
La BPCO représente un coût important pour le système de santé en raison des consultations médicales, traitements, hospitalisations répétées, arrêts de travail et pertes d’autonomie qu’elle entraîne.
La maladie peut également avoir un impact psychologique important, notamment en raison de la limitation progressive des activités quotidiennes, de l’isolement social et de la diminution de la qualité de vie.
Les symptômes apparaissent généralement progressivement. Les principaux signes sont :
Une aggravation brutale des symptômes, appelée exacerbation, peut se manifester par :
Les exacerbations répétées contribuent à accélérer la dégradation de la fonction pulmonaire et à détériorer la qualité de vie des patients.
Le diagnostic repose principalement sur la spirométrie, également appelée exploration fonctionnelle respiratoire (EFR). Cet examen consiste à souffler dans un appareil qui mesure les volumes et débits respiratoires. Il est indolore, non invasif et dure généralement moins de 30 minutes.
La présence d'une obstruction bronchique persistante après administration d'un bronchodilatateur permet de confirmer le diagnostic de BPCO.
Le médecin recherche également :
D'autres examens peuvent être proposés :
Ces examens permettent de rechercher des pathologies associées qui ont très fréquentes dans la BPCO, comme les pathologies cardiovasculaires, le diabète,....
L'objectif du traitement est de réduire les symptômes, prévenir les exacerbations, ralentir l'évolution de la maladie et préserver la qualité de vie.
Les principales mesures thérapeutiques sont :
Les effets indésirables dépendent des traitements utilisés. Certains médicaments inhalés peuvent entraîner :
La bonne utilisation des inhalateurs est essentielle pour garantir l'efficacité du traitement.






