
La sédentarité correspond à l’ensemble des situations passées en position assise, allongée ou inclinée avec une très faible dépense énergétique, en dehors des périodes de sommeil.
Elle est différente de l’inactivité physique. Une personne peut respecter les recommandations d’activité physique tout en présentant un niveau élevé de sédentarité si elle passe une grande partie de sa journée assise. La sédentarité est devenue un enjeu majeur de santé publique en raison de l’évolution des modes de vie, marqués par l’augmentation du temps passé devant les écrans, l’utilisation des transports motorisés et le développement du travail de bureau.
Les autorités sanitaires considèrent aujourd’hui la sédentarité comme un facteur de risque indépendant pour de nombreuses maladies chroniques.
La sédentarité contribue à l’augmentation des dépenses de santé liées aux maladies cardiovasculaires, au diabète, à l’obésité et à certains cancers.
Elle est également associée à une diminution de la qualité de vie , à une réduction de la productivité et à une augmentation de l’absentéisme professionnel.
La sédentarité est favorisée par des modes de déplacement peu actifs et par l’urbanisation limitant parfois les déplacements à pied ou à vélo.
À l’inverse, le développement de la mobilité active (marche, vélo) permet simultanément de réduire la sédentarité, d’améliorer la santé et de diminuer certaines émissions polluantes.
Une position assise prolongée entraîne une diminution de l’activité musculaire et de la dépense énergétique.
Cette situation favorise plusieurs mécanismes biologiques défavorables :
La sédentarité est associée à une diminution progressive des capacités cardio-respiratoires.
Elle peut favoriser :
Chez les personnes souffrant d’asthme, de BPCO ou d’autres maladies respiratoires chroniques, la sédentarité peut aggraver les limitations fonctionnelles et favoriser la perte d’autonomie.
À l’inverse, une activité physique régulière améliore la tolérance à l’ef fort, la qualité de vie et certains paramètres respiratoires chez les patients atteints de maladies respiratoires chroniques.








