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Formation des médecins : 20 % d’internes en pneumologie supplémentaires en 2026

Auteur :
Comité National contre les Maladies Respiratoires
Publié le :
20.08.2026
Dernière modification :
20.08.2026

Une hausse attendue pour répondre aux besoins croissants en santé respiratoire

L’arrêté fixant le nombre d’étudiants de troisième cycle des études de médecine susceptibles d’être affectés par spécialité et par subdivision territoriale pour l’année universitaire 2026-2027 a été publié le 5 août 2026.[1]

Concrètement le texte détermine le nombre de postes d’internes ouverts dans chaque spécialité médicale et dans les différentes subdivisions territoriales.

Dans un contexte d’augmentation du nombre d’étudiants en médecine, plus de 10 000 internes seront affectés en France en 2026-2027, soit une progression d’environ 15 % par rapport à 2025-2026. [1,2]

Pour la pneumologie, la hausse est encore plus importante.

156 internes en pneumologie en 2026-2027

À la rentrée universitaire 2026-2027, 156 internes pourront être affectés en pneumologie en France, contre 130 en 2025-2026. [1,2]

Cela représente 26 postes supplémentaires et une augmentation de 20 % en un an.

La pneumologie figure ainsi parmi les spécialités bénéficiant des plus fortes augmentations d’effectifs. Une progression particulièrement attendue pour une spécialité confrontée à des besoins importants et croissants.

Une progression dans de nombreux territoires

Cette augmentation se retrouve dans une grande partie des subdivisions, même si elle n’est pas uniforme sur l’ensemble du territoire.

Certaines connaissent des progressions particulièrement importantes : Martinique-Guadeloupe passe de 1 à 3 postes, Poitiers de 3 à 6, Nantes de 3 à 5, Dijon et La Réunion de 4 à 6. [1,2]

Les Hospices Civils de Lyon passent de 6 à 8 postes, Lille de 8 à 9, l’Assistance publique –Hôpitaux de Paris de 17 à 20 et Bordeaux de 4 à 5. [1,2]

D’autres subdivisions conservent des effectifs identiques à ceux de l’année précédente.

Au total, le nombre de postes en pneumologie passe de 130 à 156 à l’échelle nationale.

+20 % d’internes en pneumologie en un an : une progression importante pour préparer le renouvellement de la spécialité et répondre aux besoins en santé respiratoire.

 Tableau1 – Nombre d’internes en pneumologie par subdivision territoriale

 

 

 

Pourquoi cette augmentation est-elle particulièrement attendue ?

Les maladies respiratoires représentent un enjeu majeur de santé publique.

En France, les cancers pulmonaires, les infections respiratoires et les maladies respiratoires chroniques contribuent fortement à la mortalité. Les données nationales montrent par ailleurs que la mortalité due aux maladies de l’appareil respiratoire était en hausse en 2023. [3,4]

Le cancer du poumon représente également un poids majeur dans la mortalité par cancer, tandis que les maladies respiratoires chroniques concernent plusieurs millions de personnes.

À l’échelle mondiale, le constat est tout aussi préoccupant. Parmi les dix principales causes de décès recensées par l’Organisation mondiale de la Santé figurent notamment la bronchopneumopathie chronique  obstructive (BPCO), les infections des voies respiratoires basses et les cancers de la trachée, des bronches et du poumon.[5]

Renforcer les capacités de prévention, de diagnostic et de prise en charge des maladies respiratoires constitue donc un enjeu essentiel pour les années à venir.

Renforcer la démographie des pneumologues

L’augmentation du nombre d’internes intervient dans un contexte où le renouvellement des effectifs de pneumologues constitue un enjeu important.

Former davantage de spécialistes est indispensable pour accompagner l’évolution des besoins en santé respiratoire, anticiper les départs à la retraite et maintenir une offre de soins adaptée sur l’ensemble du territoire.

L’enjeu est à la fois hospitalier et territorial : disposer d’un nombre suffisant de pneumologues est essentiel pour assurer le diagnostic, le traitement et le suivi des patients atteints de maladies respiratoires, mais aussi pour développer la prévention et le dépistage.

Une hausse bienvenue, mais qui doit se poursuivre

Pour le Comité National contre les Maladies Respiratoires, l ’augmentation de 20 % du nombre d’internes en pneumologie constitue une évolution particulièrement positive et attendue.

Ces futurs pneumologues contribueront au renouvellement de la profession et permettront, à terme, de mieux répondre aux besoins de prévention, de diagnostic, de suivi et de traitement des maladies respiratoires.

Mais cette progression doit s’inscrire dans la durée.

L’augmentation attendue du nombre global d’internes dans les prochaines années doit être l’occasion de poursuivre le renforcement de la pneumologie, afin d’anticiper les besoins futurs et de garantir un accès aux soins respiratoires sur l’ensemble du territoire.

 

À retenir

156 postes d’internes en pneumologie sont prévus pour l’année universitaire 2026-2027,contre 130 en 2025-2026, soit une hausse de 20 %.

Une progression importante et attendue, qui devra se poursuivre dans les prochaines années pour répondre durablement aux besoins en santé respiratoire.

 

Références

1. France. Arrêté du 4 août 2026 fixant le nombre d’étudiants de troisième cycle des études de médecine susceptibles d’être affectés, par spécialité et par subdivision territoriale, au titre de l’année universitaire 2026-2027. J Off Repub Fr. 5 août 2026. NOR : SFHH2621473A. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054618874

2. France. Arrêté du 30 juillet 2025 fixant le nombre d’étudiants de troisième cycle des études de médecine susceptibles d’être affectés, par spécialité et par subdivision territoriale, au titre de l’année universitaire2025-2026. J Off RepubFr. 31 juill 2025. NOR : TSSH2522208A. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000052009293

3. Inserm CépiDc, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation etdes statistiques, Santé publique France. Grandes causes de décès en France :tendances et disparités territoriales en 2023 [Internet]. Saint-Maurice : Santépublique France ; 2025 [cité 10 août 2026]. https://www.santepubliquefrance.fr/presse/grandes-causes-de-deces-en-france-tendances-et-disparites-territoriales-en-2023

4. Godet F, Costemalle V, Aubineau Y, Fouillet A, Coudin É. Causes de décèsen France en 2023 : des disparités territoriales. Saint-Maurice : Santépublique France ; 2025. https://www.santepubliquefrance.fr/docs/article/causes-de-deces-en-france-en-2023-des-disparites-territoriales

5. World Health Organization. The top 10 causes ofdeath [Internet]. Geneva : WHO ; 2024 Aug 7 [cited 2026 Aug 10]. www.who.int/en/news-room/fact-sheets/detail/the-top-10-causes-of-death

image générée par IA.